Nous avons parlé bien sûr de la sidération au coeur de l’été et du sentiment, pour elle comme pour ses parents, de revivre des souvenirs enfouis : la famille qui appelle pour demander de l’aide, les cousin.e.s au destin stoppé net, le pays coupé du monde.
Fatemeh raconte la fuite de ses parents aux Etats-Unis à la fin des années 70, le mythe du retour au pays, la pression pour être des Afghan.e.s parfaits dedans et des Américain.e.s parfaits dehors, l’incompréhension entre les générations. Elle dit comment on se perd à vouloir s’adapter à tous et à tout, mais aussi comment on se reconstruit. Comment on crée un endroit que l’on peut appeler chez soi, comment on découvre que sa voix compte, comment on jongle avec le fait de vivre ici alors qu’une part de soi se meurt ailleurs.
Après un long parcours dans les affaires européennes, Fatemeh a créé Accidental European pour rapprocher les politiques publiques européennes des citoyen.ne.s, et il y a quelques mois elle a rejoint la direction de Singa, une ONG qui crée du lien entre personnes réfugiées et populations locales.
Sujets évoqués
avec Fatemeh
Le référence citées
dans l’épisode
Réalisation : Alexia Sena
Montage : Simon Vandendyck
Musique : Lowrider (by Joakim Karud)
- Le discours de Joe Biden en août 2021 lorsque les Etats-Unis ont quitté Kaboul
- Un très beau texte de Fatemeh sur un endroit que l’on peut appeler chez soi (anglais)
- L’épisode de Joyeux Bazar avec Maboula Soumahoro
- Le média Accidental European créé par Fatemeh
- L’association Singa
Si cet épisode vous a plu, vous apprécierez certainement cet article sur le fait de vivre loin de son pays en guerre, mais aussi ce podcast avec Curtis, un Américain tombé amoureux de Paris et qui se joue de nos malaises et hypocrisies sur la couleur !

