Il s’appelle Calvin et nous nous sommes parlé bien avant l’affreuse actualité qui agite les Etats-Unis, la France et le monde entier en ce moment [le meutre de George Floyd].
Son père est franco-suisse, sa mère est camerounaise, il est officiellement français et suisse mais a quand même des papiers camerounais (chuuuut).
Montrer patte blanche ici, patte noire là, mais réaliser – et, dans son cas, accepter – de ne jamais être admis à 100% dans un camp ou dans l’autre. Ce qui ne l’empêche pas d’estimer, sans tomber dans les clichés, que le métissage est quelque chose de puissant : « on est un vecteur, un lien ». Puisse-t-il avoir raison.
Bref, un bon manuel de gestion du bazar !
« Moi j’ai trouvé mon équilibre peut-être aussi en laissant aller, en acceptant de ne pas avoir de réponses à certaines questions »
Sujets évoqués
avec Calvin
Le référence citées
dans l’épisode
Réalisation : Alexia Sena
Montage : Simon Vandendyck
Musique : Lowrider (by Joakim Karud)
- Les amis imaginaires !
- Découvrir un jour un prénom par lequel on n’avait jamais été appelé jusque-là
- Avoir un passeport officiel et un autre officieux
- Naître au fin fond d’un village pygmée et se retrouver patriarche d’une famille presque blanche, d’une tripotée de métis qui ne parlent pas la langue africaine de leurs mères
- Avoir un pied dans chaque monde et montrer à chacun qu’on maîtrise ses codes
- Le cheveu comme ligne de démarcation identitaire
- La superposition des préjugés raciaux et sociaux
- Les questions auxquelles il faut accepter qu’il n’y ait pas de réponse
- Les quarterons et le white passing

